Interpellation sur les difficultés associatives en Région - Lettre ouverte

30/09/2016
Interpellation sur les difficultés associatives en Région - Lettre ouverte

Lettre ouverte aux partenaires des associations en PACA

ALERTE !

Le monde associatif s’inquiète ! Le Fonds de Solidarité et de Promotion du Mouvement Associatif souhaite alerter le Préfet et les Présidents de collectivités en PACA sur les difficultés que traversent en ce moment les associations de notre région.

Nous souhaitons voir s’engager une concertation entre le mouvement associatif, l’Etat et les collectivités de notre région permettant, au regard de la loi Notre, une politique associative régionale répondant aux besoins des territoires et de leurs acteurs.

Il nous semble, en effet, indispensable d’avancer ensemble grâce aux textes législatifs récents (Loi ESS et Circulaire du Premier Ministre du 29 septembre dernier, code des Marchés Publics…) qui permettent la sécurisation de toute forme de financement. Les dispositions de ces textes permettant également de favoriser les conventions pluriannuelles d’objectifs sécurisant ainsi l’action associative pérenne, indispensable à ses bénéficiaires, et développant l’emploi.

La « Charte d’engagement réciproque », signée par l’Etat, la Mouvement Associatif, l’association des maires de France, l’Assemblée des départements de France, l’Association des Régions de France, l’Associations des Grandes Villes de France, le Réseau des collectivités territoriales pour une économie sociale et solidaire, nous apparait être un outil majeur à mettre en œuvre en vue d’aboutir à un partenariat actif et efficient dans notre région.

 

 En effet, un certain nombre d’acteurs de la vie associative se disent inquiets pour le devenir des actions qu’ils portent sur leurs territoires, et du devenir de leur structure.

Depuis plusieurs années, la baisse du soutien aux associations est une réalité. Les acteurs doivent remplir leur mission aussi bien, voire plus ou mieux, avec moins de moyens !!!

Les associations contribuent toutes à ce titre à l’effort financier collectif qu’impose le contexte de crise nationale.

Paradoxalement, c’est au moment où le rôle des associations est régulièrement mis en avant et qu’elles sont largement sollicitées pour faire face à la montée des intolérances, des violences, des difficultés sociales que leurs actions sont de moins en moins soutenues.

Elles qui sont indispensables à l’intérêt général par ce qu’elles renforcent la vitalité démocratique et la cohésion sociale. Elles qui dans le même temps participent à l’attractivité et au développement des territoires. Elles qui contribuent au développement économique…

Est-il acceptable qu’elles doivent faire face, de manière toujours plus prégnante, au problème de l’annualité budgétaire des acteurs publics, aux décisions toujours plus tardives de l’octroi de subventions, sans parler des délais de versement ? Et dans le même temps de se voir refuser la prise en compte les frais bancaires qui en découlent ?

Est-il envisageable que l’on demande à des associations à caractère social, qui agissent en prolongement du service public, de financer 50 à 80 % de leurs actions par des ressources propres ou des recettes de prestations ? Tout en refusant que la valorisation du bénévolat fasse partie intégrante du budget d’une action.

Oui les associations sont inquiètes ! Et ce qui inquiète les associations touche chacun d’entre nous !

Les associations, c’est près de 135 000 salariés et 1 100 000 bénévoles dans notre région Provence Alpes Côte d’Azur qui œuvrent pour le quotidien de tous !

Aujourd’hui tous les secteurs sont menacés : jeunesse, sport, loisirs et tourisme, développement local, éducation populaire, famille, sanitaire et social, culture, accompagnement social, défense des droits humains et du cadre de vie, formation et insertion, logement, échanges internationaux…

Il est temps d’agir ensemble !



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